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  • Pin (1988) [Horreur Québec : le balado]

    Pin (1988) [Horreur Québec : le balado]

    La sortie de Imaginary le mois dernier nous a donné le goût de revisiter un classique du cinéma canadien, le film Pin de Sandor Stern sorti en 1988!

    Dans ce second épisode de la nouvelle mouture de notre balado, on s’enfonce dans une analyse qui nous fera nous balader entre poésie médiévale, Pinocchio et Psycho. Bonne écoute!

    Cadrage, prise de son, réalisation et montage : Matthieu Côté

    Vous pouvez trouver le balado aux adresses suivantes :

    Balado Québec
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  • [Jeux vidéo] « Buckshot Roulette » : un jeu qui percute, mais qui manque de munitions

    [Jeux vidéo] « Buckshot Roulette » : un jeu qui percute, mais qui manque de munitions

    On prend souvent une chance en jouant à des jeux indépendants. Les nombreuses productions de petits studios prenant une grande liberté au niveau des thèmes et de l’approche stylistique se cumulent et les options deviennent pour le moins variées. Est-ce que votre dernier achat sera de la même qualité que d’excellentes propositions telles qu’Inscryption ou la série Amnesia? Vaudra-t-il My Summer Car ou encore The Day Before? Dans quelle catégorie se trouve Buckshot Roulette, le tout dernier du dévelopeur indépendant Mike Klubnika (Disco Elysium, Death & Taxes, Haiku the Robot) publié chez CRITICAL REFLEX?

    Dans la salle privée d'un club se trouve un jeu dangereux avec un dealer qui l'est tout autant. Un jeu de roulette russe adapté pour se jouer avec une carabine. Deux idiots, des fausses et des vraies balles... un seul vainqueur.

    Buckshot Roulette utilise un style bien épuré autant avec sa palette de couleurs que ses environnements pour mettre en place son propre style d’horreur. Moins que l’horrible et la terreur pure, il s’agit ici du malsain et de l’abject qui est mis à l’honneur avec ses tons de gris, de brun et de rouge mêlés avec divers effets visuels. La pixelisation des éléments, le rappel de la rouille dans les décors et l’usage de l’ombre et de l’obscur permettent de se mettre dans l’ambiance dès les premières images et de se plonger dans le jeu dangereux proposé par le seul véritable personnage de l’œuvre : le dealer.

    Cet homme, plus créature qu’humain avec son sourire féroce, met le ton pour tout ce qui à un lien avec la jouabilité. Le tout étant fort simple : il s’agit d’une joute contre cet individu avec une carabine remplie soit de balles à blanc, soit de véritables balles, qui sont mélangées aléatoirement dans l’arme en question. Il faut donc prendre la chance de tirer sur son adversaire ou sur soi-même pour faire des dommages ou passer son tour. Plus les tours s’enchaînent, plus les points de vie descendent alors que le nombre de balles augmente. S’amènent ensuite divers objets pour pimenter le tout : une loupe permet de voir la prochaine balle et des menottes peuvent faire passer un tour à son adversaire, par exemple. Chaque objet ajoute une dose de chaos, mais aussi de stratégie et permet une certaine profondeur à ce dangereux duel.

    L’un des défauts de Buckshot Roulette, cependant, est sa longévité. Bien que son coût soit moindre (environ 4 $ sur Steam et 2 $ sur itch.io), les joueur·euse·s aguerri·e·s obtiendront leur première victoire en très peu de temps et, malgré un mode quitte ou double débloqué pour faire durer le plaisir, le jeu ne se renouvelle pas suite à l’euphorie du triomphe contre le dealer. Bien que l’aspect stratégique pourra motiver certain·e·s à y retourner, d’autres se lasseront d’avoir déjà vu tout ce que le jeu peut offrir. L’appât d’obtenir des accomplissement et trophées est présent, mais ne sera possiblement pas assez pour les gamers et gameuses en quête de surprises et de renouveaux.

    Un autre défaut mineur, mais présent est l’optimisation du point de vue de la présentation. Plusieurs des options présentes, quoique démontrées de façon habile pour préserver l’ambiance, sont un peu floues et confuses dans leur sélection. Un bon exemple serait le premier écran lorsqu’une partie est lancée, avec un vieux téléviseur pour choisir les options visuelles, de langue, etc. Ce qui est sélectionné, choisi ou changé n’est jamais très clair, ce qui s’étend à d’autres instances comme le mode quitte ou double en ingérant une pilule, sans pour autant confirmer que le mode soit activé. Un manque de clarté heurte ici l’ensemble, ce qui est dommage.

    Au final, Buckshot Roulette ne se situe ni dans les hautes sphères des jeux indépendants, ni au bas de l’échelle. Imaginatif dans sa simplicité et doté d’une identité visuelle intéressante, mais se dévoilant trop rapidement au final, le jeu reste tout de même recommandable dû à son prix pour ceux et celles qui veulent une heure ou deux de plaisir déjanté et sordide.

    Buckshot Roulette ainsi que les autres jeux de Mike Klubnika peuvent se trouver sur sa page itch.io.

  • « The Watchers » : Ishana Night Shyamalan propose un mystère folklorique irlandais en juin [Bande-annonce]

    « The Watchers » : Ishana Night Shyamalan propose un mystère folklorique irlandais en juin [Bande-annonce]

    En plus de Trap de M. Night Shyamalan, on aura droit à The Watchers (Les Guetteurs) d’Ishana Night Shyamalan (Servant) cet été. Warner Bros. partage aujourd’hui la bande-annonce officielle du premier long-métrage de la fille du cinéaste bien connu, qu’on pourra voir en salle le 7 juin prochain.

    The Watchers est une adaptation du roman d’horreur folklorique irlandais de A.M. Shine, publié en 2021, et met en vedette Dakota Fanning (Once Upon a Time in Hollywood), Georgina Campbell (Barbarian) et Olwen Fouéré (The Northman).

    Le film s’attarde au destin de Mina, une artiste de 28 ans qui se retrouve perdue dans une immense forêt vierge dans l’ouest de l’Irlande. Elle réussit à trouver un refuge, sans se douter qu’elle est coincée en compagnie de trois inconnus qui sont surveillés et harcelés par des créatures mystérieuses la nuit venue.

    M. Night Shyamalan produit The Watchers en compagnie d’Ashwin Rajan et Nimitt Mankad. Les producteurs exécutifs sont Jo Homewood et Stephen Dembitzer.

  • « The Exorcism » : Russell Crowe de retour dans un nouveau film de possession produit par Kevin Williamson

    « The Exorcism » : Russell Crowe de retour dans un nouveau film de possession produit par Kevin Williamson

    Après The Pope’s Exorcist, Russell Crowe est de retour dans un autre film de possession simplement intitulé… The Exorcism.

    Deadline annonce en exclusivité aujourd’hui que Vertical a acquis auprès de Miramax les droits nord-américains du film d’horreur (anciennement intitulé The Georgetown Project) et le prévoit pour une sortie en salles le 7 juin (à confirmer chez nous), suivi d’une parution chez Shudder.

    Joshua John Miller, connu en tant qu’acteur (Near Dark) et scénariste (The Final Girls), réalise The Exorcism.

    The Exorcism suit Anthony Miller (Crowe), un acteur troublé qui commence à s’effondrer lors du tournage d’un film d’horreur surnaturel. Son ex-fille (Ryan Simpkins) se demande s’il retombe dans ses dépendances passées ou s’il y a quelque chose de plus sinistre en jeu.

    The Exorcism est produit par Miramax, Kevin Williamson (la franchise Scream) et Outerbanks Entertainment.

    Sam Worthington (Avatar: The Way of Water), Chloe Bailey (Praise This), Adam Goldberg (The Equalizer) et David Hyde Pierce (Frasier) sont également de la distribution.

    M.A. Fortin (The Final Girls) co-écrit le film en compagnie de Miller.

    Une première image est partagée :

  • « Sous la Seine » : Netflix accusé de plagiat et une demande pour l’annulation de la sortie du film de requins de Xavier Gens

    « Sous la Seine » : Netflix accusé de plagiat et une demande pour l’annulation de la sortie du film de requins de Xavier Gens

    C’est le 5 juin prochain qu’on attend le nouveau film de requins Sous la Seine chez Netflix.

    Réalisée par Xavier Gens (Mayhem!Frontière(s)Cold Skin), la production au budget important de 19,6 millions d’euros dévoilait sa bande-annonce plus tôt ce mois-ci.

    Toutefois, le réalisateur Vincent Dietschy (Notre histoire) accuse maintenant Netflix de « parasitisme », une notion proche du plagiat et de la concurrence déloyale, selon Libération.

    En effet, d’après Dietschy, le scénario de Sous la Seine ressemble un peu trop à son projet intitulé Silure, sur lequel le cinéaste travaille depuis maintenant plus de dix ans.

    Le média partage le synopsis de Silure :

    Une jeune femme policière, plongeuse à la brigade fluviale de Paris, se trouve confrontée à un phénomène naturel inédit, incarné par un gigantesque silure, terriblement agressif et tueur d’êtres humains. Tandis que le monstre sème la panique dans la capitale, menaçant la politique du maire à quelques jours du choix de la ville qui organisera les Jeux olympiques, l’héroïne se retrouve en première ligne pour affronter cette figure du mal d’un genre nouveau.

    Le réalisateur et scénariste indique avoir présenté son projet à de nombreux acteurs de l’industrie, sans que rien se concrétise.

    Vincent Dietschy demande l’annulation de la sortie, et des dommages et intérêts de plus de 3 millions d’euros. Une bataille juridique s’amorce entre le réalisateur et Netflix alors qu’un procès est prévu le 14 juin prochain.

    Les producteurs Edouard Duprey de Kaly Production, Sébastien Auscher de Progra Store et l’agence artistique Adequat dirigée par Laurent Grégoire sont eux aussi visés par la poursuite. Dietschy explique avoir gardé précieusement les nombreux échanges qu’il aurait eus avec des professionnels, dont les personnes impliquées dans la bataille juridique. 

    Dans Sous la Seine :

    Été 2024, Paris accueille pour la première fois les championnats du monde de triathlon sur la Seine. Sophia, brillante scientifique, est alertée par Mika, une jeune activiste dévouée à l’écologie, de la présence d’un grand requin dans les profondeurs du fleuve. Elles n’ont d’autre choix que de faire équipe avec Adil, commandant de la police fluviale pour éviter un bain de sang au cœur de la ville.

    Gens, de son côté, mentionne n’avoir jamais entendu parler de Silure : « Il y a des idées qui sont dans la nature. Le plus simple serait de montrer Sous la Seine à Monsieur Dietschy et qu’il le compare avec son scénario. »

    On surveillera l’évolution de l’affaire avec intérêt.

    Bérénice Bejo (The Artist) et Nassim Lyes (Overdose) tiennent la vedette de Sous la seine.

  • Les stars de « The Blair Witch Project » réagissent à l’annonce du nouveau reboot avec une série de revendications pour Lionsgate

    Les stars de « The Blair Witch Project » réagissent à l’annonce du nouveau reboot avec une série de revendications pour Lionsgate

    The Blair Witch Project célébrera prochainement son 25e anniversaire et les stars du film original — Heather Donahue, Joshua Leonard et Michael Williams — s’emparent des réseaux sociaux ce weekend pour réagir à la récente annonce de Blumhouse qui compte rebooter à nouveau la franchise pour Lionsgate.

    L’ensemble de leurs revendications demandent les paiements résiduels qu’ils n’ont jamais reçus pour le film, une consultation sur les prochains projets où leur nom et leur image seront utilisés ainsi qu’une bourse annuelle de 60 000 dollars à un cinéaste en herbe pour l’aider à réaliser son premier long métrage.

    Le trio veut en effet être être consulté « sur tout futur reboot, suite, prequel, jouet, jeu, manège, escape room, etc…, dans lequel on pourrait raisonnablement supposer que les noms et/ou les ressemblances de Heather, Michael et Josh seront associés à des fins promotionnelles dans la sphère publique. »

    Notre film a été rebooté deux fois, et les deux fois ont été décevantes du point de vue des fans, du box-office et de la critique. Aucun de ces films n’a bénéficié d’un apport créatif significatif de la part de l’équipe d’origine. En tant qu’initiés qui ont créé Blair Witch et qui écoutent ce que les fans aiment et veulent depuis 25 ans, nous sommes votre arme secrète la plus importante, mais jusqu’à présent inutilisée!

    Le message partage également une déclaration d’Eduardo Sánchez, Dan Myrick, Gregg Hole, Robin Cowie et Michael Monello, les réalisateurs et producteurs du film de 1999.

  • « Thrill Ride » : un maniaque coince des gens tête en bas dans la montagne russe du prochain film du réalisateur de « The Midnight Meat Train »

    « Thrill Ride » : un maniaque coince des gens tête en bas dans la montagne russe du prochain film du réalisateur de « The Midnight Meat Train »

    Ryuhei Kitamura, réalisateur derrière des titres tels que Versus, Godzilla: Final Wars et The Midnight Meat Train, est de retour avec Thrill Ride.

    Deadline annonce la nouvelle cette semaine en donnant les premiers détails du film qui se déroulera vraisemblablement dans une montagne russe :

    Le film en anglais racontera l’histoire d’un groupe de personnes, dont deux jeunes femmes, qui se retrouvent coincées à l’envers sur des montagnes russes opérées par un mystérieux saboteur qui menace de les faire tous tomber un par un.

    Chad Law (Til Death Do Us Part) et Christopher Jolley (Remember Me) sont derrière le scénario.

    Les producteurs seront Gabriel Georgiev, Ellen Wander et Jordan Dykstra de United Film. Le casting est en cours.

    Wander et Dykstra mentionnent dans un communiqué : « Thrill Ride est exactement le type de thriller à concept élevé que nos clients recherchent sur le marché. Avec Ryuhei à la barre, nous savons que sa vision et son exécution offriront des sensations fortes de la plus haute qualité. »

    Kitamura ajoute: « En tant que fan inconditionnel des montagnes russes depuis mon plus jeune âge, je suis immédiatement tombé amoureux de ce scénario rempli de suspense, d’action, de montées et de descentes folles, de virages, de boucles et de tire-bouchons à une vitesse maximale. J’ai hâte de monter dans le manège et de donner vie aux montagnes russes les plus folles que l’on puisse imaginer. »

  • [Critique] « Late Night with the Devil » : une combinaison gagnante de paranormal et de rétro

    [Critique] « Late Night with the Devil » : une combinaison gagnante de paranormal et de rétro

    Écrit et réalisé par les frères australiens Colin et Cameron Cairnes, Late Night with the Devil est enfin disponible au visionnement sur la plateforme Shudder. Après avoir fait fureur aux festivals SXSW et Fantasia l’an dernier, le film attire entre autres plusieurs curieux·euse·s qui s’empressent de vouloir y constater l’utilisation de l’intelligence artificielle, apparemment présente dans trois scènes seulement. Une petite controverse nait de l’usage de cette technologie, que plusieurs perçoivent comme une menace vis-à-vis les esprits créatifs qui régissent l’art cinématographique.

    Malgré le débat engendré, l’œuvre mérite d’être acclamée pour l’étanchéité de sa formule rétro, son usage habile de faux found footages et ses performances solides. Late Night with the Devil se vaut d’être vu, que vous soyez craintifs face à l’IA ou pas!

    Lors d'un épisode spécial d'Halloween, Jack Delroy (David Dastmalchian), l'animateur du talk-show Night Owls, rassemble une série d'invité·e·s du domaine du paranormal. Dans l'espoir de faire monter ses codes d'écoute, Jack permet une séance de conjuration en direct entre une docteure (Laura Gordon) et sa jeune patiente (Ingrid Torelli) prétendument possédée par le diable : une grave erreur…

    Plonger tête première dans l’époque

    La grande force du film des Cairnes demeure dans l’ambiance créée. Avec le bourdonnement et les soubresauts des séquences, l’image est travaillée à la manière d’une cassette VHS pour le plus grand bonheur des nostalgiques. L’univers visuel et le concept de l’émission télévisée nous plongent directement dans les années 70.

    En ajoutant une série de références typiques à l’époque, soit la panique satanique, le Bohemian Grove (qu’on appellera ici The Grove) et l’occultisme, on élabore également un climat plutôt réaliste qui nous assure une immersion engageante dans le narratif.

    Qui est Jack Delroy?

    C’est surtout la contextualisation sous forme de documentaire en introduction qui nous éclaire sur le protagoniste Jack Delroy et son parcours. Le décès de sa femme, ses mauvaises fréquentations au sein du groupe « The Grove », sa gloire de début de carrière puis son essoufflement professionnel : l’animateur passe par une gamme d’évènements marquants.

    Malgré son charisme évident, des indices nous laissent penser que Jack cache quelque chose de plus sombre sous sa parure astiquée. Pendant les pauses publicitaires, des coupures abruptes scindent les scènes de l’enregistrement de l’émission (en couleur) et les scènes de coulisses (en noir et blanc). Cette dichotomie esthétique et tonale présente deux côtés de l’homme et son équipe acharnée, mais surtout deux réalités qui nous font douter de ce qui est vrai ou faux.

    Encore plus d’horreur, s’il vous plait!

    Late Night with the Devil est expéditif, mais non moins efficace. L’aspect horreur se matérialise graduellement jusqu’à exploser vers les dix dernières minutes en apothéose sanguinolente. Afin de vraiment déstabiliser son public, le long métrage aurait toutefois pu gagner à prolonger et développer ces éléments de terreur, trop brefs. La séance de conjuration reste cependant un point fort en matière de performances et d’effets spéciaux : à voir pour les amateur·trice·s d’exorcisme!

  • [Littérature] « Au bout de la folie » : apocalypse et vin rouge s’il vous plaît!

    [Littérature] « Au bout de la folie » : apocalypse et vin rouge s’il vous plaît!

    Avec le début des belles températures, on cherche peut-être à prendre un peu de temps avec soi-même et relaxer à l’extérieur en lisant un bon livre. Eh bien, Au bout de la folie de Miguel Ardan, une œuvre surprenante, est une bonne option. Publié en mars dernier par la populaire maison d’édition Alire, ce roman vous gardera sur le qui-vive!

    Avertissement : vous aurez la cervelle retournée après cette lecture (dans le bon sens, on ne s’inquiète pas!).

    Luc Berger est un écrivain qui, sans être suicidaire, se laisse mourir à petit feu. Il s’empiffre dans le fast food, consomme excessivement de l’alcool, du vin rouge de préférence, et fume. Moins c'est bon pour lui, mieux c'est. À la suite du décès de ses parents, il quitte la grande ville pour redéménager dans le trou perdu de son enfance, Mont-Tombelle, afin de reprendre les rênes de l’hôtel familial. Là-bas, il est surpris de voir autant de nouvelles personnes et à force d’apprendre à les connaître, Luc vient à se demander s’il n’est pas la raison de leur venue…

    Miguel Ardan, c’est le premier mystère auquel on a droit dès le début de la lecture, puisqu’il s’agit d’un pseudonyme. L’intrigue est là : on essaie de découvrir la véritable identité de l’auteur à travers l’histoire avec le style d’écriture. Ça pique la curiosité. Voici un indice : il s’agirait d’un auteur québécois bien connu.

    Ce qui est très intéressant d’Au bout de la folie, ce sont les différentes narrations et différents « types » de texte. En effet, cette force donne un rythme et un style originaux au roman. En tant que lecteur·trice, on se retrouve dans la tête d’un personnage différent à chaque chapitre, rendant la lecture électrisante. L’auteur a été un véritable as à créer une voix distincte pour chacun des personnages. On peut les reconnaître grâce au niveau de registre ou au vocabulaire. Concernant les textes, on a droit à des citations célèbres, à des chapitres réguliers (bien sûr!) et à d’autres scènes en parallèle.

    Toutefois, les nombreux personnages prêtent parfois à confusion lors de la lecture. Même si le nom du personnage est mentionné en début de chaque chapitre, il faut creuser nos méninges pour savoir de qui l’on parle, surtout au début de l’histoire. On s’habitue rapidement en revanche.

    Finalement, Au bout de la folie est une bonne lecture si vous êtes à la recherche d’un roman déstabilisant avec une trame originale. Viendrez-vous voir venir la fin?

  • « What Jennifer Did » : Netflix critiqué pour avoir utilisé des images générées par IA dans son nouveau documentaire true crime

    « What Jennifer Did » : Netflix critiqué pour avoir utilisé des images générées par IA dans son nouveau documentaire true crime

    Netflix essuie les critiques pour avoir utilisé des images générées par intelligence artificielle dans son nouveau documentaire true crime intitulé What Jennifer Did (Les Vérités de Jennifer).

    Paru le 10 avril dernier sur la plateforme, le documentaire relate l’histoire de la Canadienne Jennifer Pan, reconnue coupable d’une attaque contre rémunération en 2010 visant ses deux parents.

    Le long métrage de la réalisatrice Jenny Popplewell, qui nous a également donné American Murder: The Family Next Door, utilise des séquences d’interrogatoires de la police et des témoignages des personnes impliquées pour démêler un écheveau complexe que personne n’avait prédit.

    Le média The Byte, centré sur des actualités scientifiques et technologiques futuristes, relate toutefois cette semaine que certaines images de What Jennifer Did ont été manipulées.

    Les images en question ont été utilisées pour illustrer la personnalité « pétillante, heureuse, confiante et très authentique » de Pan, comme décrite par son amie Nam Nguyen.

    Les images qui apparaissent vers la 28e minute de l’émission du documentaire ont en effet toutes les caractéristiques d’une photo générée par l’intelligence artificielle : mains et doigts mutilés, traits du visage difformes, objets transformés en arrière-plan et une dent beaucoup trop longue.

    Netflix n’a toujours pas commenté l’affaire.

    What Jennifer Did a connu une entrée fracassante dans le classement mondial des 10 films les plus vus de Netflix. Le documentaire a cumulé plus de 18 millions de vues depuis depuis sa sortie et figure toujours en première position.