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  • [Jeux vidéo] « Carpathian Night starring Bela Lugosi » : un hommage qui est plutôt dommage

    [Jeux vidéo] « Carpathian Night starring Bela Lugosi » : un hommage qui est plutôt dommage

    La nostalgie est une force redoutable en ce qui concerne la production et la consommation des médias de nos jours. Des franchises qui reviennent après des années de silence, des personnages qui revoient le jour subitement, des idées recyclées à toutes les sauces : autant les films que les jeux vidéo se voient affectés par ce phénomène. Plusieurs titres des dernières années, particulièrement dans le domaine indépendant, ont ouvertement laissé paraître les inspirations de leurs créations comme Sea of Stars de Sabotage Studio avec Chrono Trigger ou bien tous les « Metroidvanias » modernes de ce monde, qui rendent hommage à Metroid et à une certaine époque de la série Castlevania. C’est à cette dernière que l’on doit un petit jeu nommé Carpathian Night starring Bela Lugosi de la compagnie Tezcatek, qui se veut massivement inspiré des premiers titres de la série mettant souvent en vedette la famille Belmont.

    Le prince Dracula, armé de magie sombre et d'une armée des ténèbres, a pour plan l'asservissement de la race humaine. Deux chasseurs se voient investis d'une mission des plus simples : l’anéantissement du vampire par tous les moyens...

    Dès les premiers instants de Carpathian Night, il est possible de constater un certain effort pour la présentation. Utilisant des pixels de manière bien travaillée, les développeurs et artistes réussissent à faire un mélange adéquat entre rétro et moderne. Les décors, les personnages, le choix des couleurs; tout passe par cette technique de base qu’est la pixellisation, sans pour autant réduire ou dénaturer l’esthétique choisie. Des monstres aux environnements lugubres, en passant par les personnages incarnés par les joueur·euse·s, le titre est visuellement convaincant.

    C’est avec un peu plus de temps consacré à sa jouabilité que Carpathian Night démontre ses inspirations. Les mouvements, les attaques, le système de progression; tout s’apparente à des titres comme Castlevania, Castlevania III ou même Super Castlevania IV. Le choix d’opter pour la première ère, celle plus classique de la légendaire franchise, permet une certaine simplicité qui pourrait plaire. Les niveaux sont plutôt linéaires, les attaques directes et la motricité du personnage s’avère très basique, le tout étant visiblement volontaire dans son design.

    Là ou le jeu est moins convaincant, c’est au niveau de son approche plus rétrograde de la nostalgie. Avec certains titres comme The Messenger ou même Shovel Knight, qui mélangent habilement la nostalgie avec une créativité et un renouveau rafraîchissant, Carpathian Night se voit beaucoup plus conservateur et ce, à plusieurs niveaux. Ne cherchant pas à surprendre, le jeu peine à convaincre plus l’on progresse. Les quelques idées originales n’amènent cependant pas grand-chose d’excitants à un ensemble pourtant bien présenté.

    Ajoutons à ceci une approche incongrue de la difficulté qui génère plus de moments frustrants, voire délibérément injustes, et ne donne pas lieu à beaucoup de plaisir au final. Tomber pour une douzième fois de suite dans un trou après que son personnage ait été bousculé après une attaque risque d’en fâcher plusieurs, surtout dans un jeu qui possède bon nombre de scènes remplies d’obstacles comme ceux-ci. Bien que l’approche soit valable, le design des niveaux, de la mobilité réduite des attaques et des mouvements des personnages comparés à celle grandement supérieure des monstres et ennemis donne l’impression que de mauvaises leçons ont été tirées des jeux vénérés qui ont servi d’inspiration.

    Même si l’on peut y percevoir un respect et même un amour pour la série Castlevania, le jeu est un exemple frappant du problème majeur que peut engendrer la nostalgie. À tenter d’émuler les anciennes icônes et de raviver la flamme des grandes idées du passé, le manque de nouveauté ou d’innovation donne plutôt des coquilles vides qui n’amusent ou n’inspirent que superficiellement… comme Carpathian Night.

  • [Critique] « Ces machines que nous devenons » : une histoire de robotisation avec une âme

    [Critique] « Ces machines que nous devenons » : une histoire de robotisation avec une âme

    Ces machines que nous devenons, le nouveau roman de Joe Rivard qui nous avait donné Le berger des loups en 2018, est récemment paru aux éditions Les Six Brumes et fait partie de ces ouvrages de genre québécois dont nous découvrons souvent l’existence dans des salons du livre ou sur les étagères des libraires qui laissent une place spéciale à notre littérature plus en marge.

    Thomas est un forgeron établi qui vit mal avec la concurrence des grandes usines qui naissent progressivement dans sa région et rendent les métiers comme le sien désuets. L’ère des machines a la cote et ces dernières offrent plus de vitesse et de rendement. Mais lorsqu’une terrible épidémie menace sa ville, le ferronnier décide de lutter contre ce fléau qu’il croit lié à l’industrialisation.

    Ces machines que nous devenons est une uchronie fantastique, c’est-à-dire un récit fictif dont le point de départ historique peut être modifié pour le bien de l’histoire. On saisit vite que le propos est des plus actuels, mais cette trame se déroulant en 1899 illustre une grande part d’histoire et de tradition. Évidemment, les allégories littéraires tentant de dépeindre le déracinement de notre humanité par des machines pullulent dans les rayons des librairies. Néanmoins, le doigté littéraire et la qualité de l’écriture de l’autrice font ici la différence.

    Il y a une touche très naturaliste dans ce roman, qui ne lésine aucunement à exprimer certaines misères humaines et ne cesse de questionner le corps social d’une société où les pauvres sont opprimés par les riches. Certains passages rappellent sans rougir des épisodes clés de l’œuvre de Zola, alors que les segments d’histoire que se réapproprie Joe Rivard ne sont pas sans rappeler certains élans de l’Américain Philip K. Dick.

    Ces machines que nous devenons est un roman très sombre et nécessairement étouffant au niveau de son contenu. L’ensemble se parcourt sans escarmouches en partie à cause des descriptions fluides et pourtant complexes. L’art du détail et celle de la suggestion tissent habilement cet univers plus grand que nature qui rendra le fantastique encore plus palpable lorsqu’il surviendra.

    Malgré son sujet un tantinet émoussé, Ces machines que nous devenons est assez percutant et vaut amplement son prix d’achat.

  • [Critique] « The King Tide » : entre horreur folklorique et tensions communautaires

    [Critique] « The King Tide » : entre horreur folklorique et tensions communautaires

    Dans le genre de l’horreur folklorique, nous avons récemment eu droit à plusieurs représentants intéressants : des histoires de sorcellerie de la Nouvelle-Angleterre avec The Witch de Robert Eggers aux sectes rituelles suédoises qui aident à surmonter une rupture de Midsommar d’Ari Aster, en passant par les difficultés parentales de la campagne islandaise dans Lamb de Valdimar Jóhannsson. Avec The King Tide (La Grande marrée), Christian Sparkes nous offre un film d’horreur folklorique canadien directement venu de Terre-Neuve!

    Une communauté insulaire de la côte Est canadienne en difficulté reçoit une mystérieuse bouée de sauvetage sous la forme d'un nourrisson échoué sur sa plage. Le bébé rayonne d'une aura rajeunissante, guérissant quiconque passe quelques instants en sa présence. Mais après une décennie de prospérité, les parents adoptifs d'Isla doivent décider si sa sécurité est plus importante que les attentes de leur communauté.

    Tout d’abord, The King Tide n’est pas un film d’horreur, ou du moins pas au sens classique du terme. Bien qu’il comporte plusieurs éléments horrifiques dans son scénario, ceux-ci sont traités de manière plus subtile et moins appuyée. Pas de jump scares à outrance, ni de créatures surgissant de l’ombre pour déchirer violemment les entrailles d’un pauvre figurant ignorant. Nous sommes davantage dans l’ordre du thriller psychologique que du véritable film d’épouvante, mais ce n’est absolument pas une mauvaise chose.

    L’équipe du film est bien plus intéressée à poser une ambiance oppressante qu’à créer des sensations fortes bon marché. Cette atmosphère constitue la plus grande force du film, prenant le public à la gorge et serrant de plus en plus au fil de la progression, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus respirer. Tout cela est renforcé par une direction photo particulièrement soignée, de longs plans de caméra qui laissent respirer le film ainsi qu’une musique envoûtante qui parvient presqu’à nous hypnotiser. La combinaison de tous ces éléments crée un film duquel se dégage un sentiment de malaise constant, donnant l’impression que chaque porte de chaque petite maison pourrait cacher des actes monstrueux, trop horribles pour même être mentionnés.

    Thématiquement, The King Tide est assez riche, abordant entre autres le fondamentalisme religieux de façon étonnamment nuancée. Alors que d’autres films abordent le sujet uniquement de façon négative, l’œuvre de Christian Sparkes le retourne dans tous les sens pour en montrer les bons et mauvais côtés. On nous parle notamment d’un tissu communautaire serré qui donne de l’importance et un sentiment d’appartenance à chacun de ses membres, mais aussi de l’isolement que cela entraîne.

    Le film se déroule sur une petite île au milieu de nulle part, où les habitants entretiennent une haine profonde (qui ne sera jamais justifiée ou expliquée) envers ceux qui habitent sur le continent. À un tel point qu’on interdit aux habitants de quitter l’île et qu’on laisse croire à la petite que le monde extérieur est simplement inexistant. C’est là que le film pose la question : quand la protection devient-elle dangereuse? Chaque règle est censée avoir pour objectif de protéger Isla du monde extérieur. Le film soulève ici l’hypocrisie des villageois lorsqu’on se souvient que la fillette vient elle-même de ce monde extérieur et finalement, la protéger n’est qu’une excuse pour garder les membres de la communauté aussi dociles et manipulables que possible. Comme bien des organisations religieuses, la protection des enfants n’est qu’un prétexte pour propager de la haine et des idées tout aussi fausses que dangereuses.

    The King Tide est un film à combustion lente qui prend vraiment son temps pour installer son univers et ses enjeux. Autant ça permet à la tension du récit de bien s’installer, autant on sent vraiment les 100 minutes s’écouler, surtout lors du deuxième acte plus lent et pénible à surmonter. C’est encore pire avec les habitants du village, personnages particulièrement fades. On les confond souvent, on oublie leur nom et ils n’ont pas de véritables personnalités. Le film les traite comme une unité à la place de les développer individuellement et ce n’est pas suffisant pour nous donner envie de les suivre.

    Aussi, malgré sa montée de tension incroyablement maîtrisée, The King Tide mène à une finale assez molle, qui laisse le public sur sa faim. Cela donne un véritable effet de pétard mouillé et nous fait quitter le film avec un sentiment de vide, où on se dit : « C’est tout? ». Cette fin au ventre mou risque de frustrer plusieurs personnes, surtout celles pour qui la lenteur du film était particulièrement exigeante.

    Au final, The King Tide est un film d’horreur folklorique très intéressant pour ses thématiques et son atmosphère, mais qui divisera beaucoup les foules en raison de ses personnages inintéressants, de sa lenteur et de son climax décevant. Si vous êtes fans de films comme The Witch ou It Comes at Night, vous y trouverez sûrement votre compte.

  • « The Exorcism » : Russell Crowe se retrouve maintenant possédé lors d’un tournage en juin [Bande-annonce]

    « The Exorcism » : Russell Crowe se retrouve maintenant possédé lors d’un tournage en juin [Bande-annonce]

    Russell Crowe pourra maintenant cocher « exorciste » et « possédé » à son CV d’acteur.

    L’homme qui tenait la vedette de The Pope’s Exorcist incarnera maintenant un homme sous l’influence du Diable (ou soupconé de l’être) dans The Exorcism, annoncé plus tôt cette semaine. La bande-annonce officielle est partagée aujourd’hui.

    Joshua John Miller, connu en tant qu’acteur (Near Dark) et scénariste (The Final Girls), réalise le film attendu en salle le 7 juin (à confirmer chez nous). Une parution est prévue chez Shudder plus tard cette année.

    The Exorcism suit Anthony Miller (Crowe), un acteur troublé qui commence à s’effondrer lors du tournage d’un film d’horreur surnaturel. Son ex-fille (Ryan Simpkins) se demande s’il retombe dans ses dépendances passées ou s’il y a quelque chose de plus sinistre en jeu.

    The Exorcism est produit par MiramaxKevin Williamson (la franchise Scream) et Outerbanks Entertainment.

    Sam Worthington (Avatar: The Way of Water), Chloe Bailey (Praise This), Adam Goldberg (The Equalizer) et David Hyde Pierce (Frasier) sont également de la distribution.

    M.A. Fortin (The Final Girls) co-écrit le film en compagnie de Miller.

    La bande-annonce :

    Une nouvelle affiche est partagée :

  • Horreur et insectes : 10 films qui réussissent à ramper sous la peau

    Horreur et insectes : 10 films qui réussissent à ramper sous la peau

    Avec l’arrivée de Sting sur les grands écrans à la mi-avril et la venue imminente de Vermines (Infested) chez Shudder (voyez également notre entrevue avec le réalisateur), pourquoi ne pas revisiter quelques films qui exploitent habilement le thème des insectes pour nous dégoûter, nous faire frémir et nous faire grouiller sur nos sièges?

    Bien que la plupart flirtent dangereusement avec la frontière entre l’horreur et l’absurde, quelques-uns se sont distingués par leur originalité, leur maîtrise des effets spéciaux pratiques et leur intention pure et simple de nous divertir sans retenue.

    Voici 10 films où les insectes de tout genre envahissent l’écran.


    Them! (1954) de Gordon Douglas

    Les premiers essais atomiques au Nouveau-Mexique font muter des fourmis en monstres mangeurs d’hommes géants qui menacent la civilisation.

    Reconnu comme l’un des meilleurs films de créatures du début de l’ère atomique, Them! présente des effets spéciaux particulièrement impressionnants et monstrueux pour l’époque.

    Fait intéressant : bien que le film ait été tourné en noir et blanc, le titre du film au générique du début apparaît en rouge et bleu sang pour susciter l’émotion du public. Ce résultat a été obtenu grâce au procédé Eastman Color de Warner.

    The Swarm (1978) d’Irwin Allen

    Un énorme essaim d’abeilles africaines mortelles répand la terreur sur les villes américaines en tuant des milliers de personnes.

    Avec ses scènes au ton absurde et dénuées de sens, agrémentées d’un jeu d’acteur exagéré et de dialogues risibles, The Swarm s’est taillé une place de choix dans la liste des films cultes où le drame se transforme rapidement en une trame humoristique frisant la satire!


    Phenomena (1985) de Dario Argento

    Ayant la capacité étonnante de communiquer avec les insectes, une jeune fille (Jennifer Connelly au début de sa carrière) est transférée dans un pensionnat où sa capacité inhabituelle pourrait aider à résoudre une série de meurtres.

    Reconnu pour sa création d’ambiances anxiogènes et pour l’exploration psychologique intense de ses personnages, Dario Argento réussit à naviguer habilement ici entre le fantastique et le thriller d’épouvante.


    The Fly (1986) de David Cronenberg

    Une expérience qui a mal tourné transforme tranquillement, mais sûrement un scientifique excentrique en un hybride géant homme/mouche.

    Une réalisation signée David Cronenberg bien fidèle à elle-même : horreur corporelle (body horror) et psychologie troublante mixées avec un jeu d’acteur remarquable de la part du duo Jeff Goldblum et Geena Davis.

    Fait intéressant : [Divulgâcheur] David Cronenberg fait une apparition dans le film en tant que médecin qui accouche du « bébé » de la protagoniste (jouée par l'actrice Geena Davis).

    Slugs (1988) de Juan Piquer Simón

    Dans une petite ville des États-Unis, des limaces géantes et carnivores apparaissent soudainement et attaquent mortellement les humains. Les citoyens de la ville devront se mobiliser et lutter afin d’éradiquer le fléau.

    Hommage aux films de monstres avec une bonne dose d’hémoglobine, le film, malgré son budget moyen, livre la marchandise de frissons, d’action et de gore avec quelques pointes d’humour.


    Arachnophobia (1990) de Frank Marshall

    Au cours d’une expédition dans une région inconnue d’Amazonie, un photographe meurt brutalement, piqué par une monstrueuse araignée. L’araignée arrive aux États-Unis dans le cercueil du défunt et commence à se reproduire et à faire de nouvelles victimes.

    Il s’agit de l’un des premiers films qui vient en tête lorsqu’on parle d’horreur et d’insectes; Arachnophobia a réussi son pari haut la main avec une mise en scène à fait frémir tout arachnophobe… ou tout être humain, point.

    Fait intéressant : dans un souci d’authenticité, de vraies araignées originaires de Nouvelle-Zélande ont été utilisées dans les différentes scènes du film.

    Ticks (1993) de Tony Randel

    Un groupe d’adolescents en difficulté est emmené par des travailleurs sociaux pour une retraite dans la nature en Californie, sans savoir que les bois dans lesquels ils campent sont infestés de tiques mutantes et suceuses de sang.

    Qualifié de loufoque par plusieurs critiques, Ticks n’en demeure pas moins une formule efficace pour nous rebuter sans retenue. La côte « tellement mauvais qu’il en est bon » lui a d’ailleurs été largement attribuée.


    Mimic (1997) de Guillermo del Toro

    Une entomologiste produit génétiquement un insecte pour tuer les blattes porteuses d’une maladie virulente. Trois ans plus tard, les insectes veulent désormais détruire leur seul prédateur, l’homme.

    Considéré supérieur à plusieurs films qui explorent une thématique similaire, Mimic est teinté du style unique de Guillermo del Toro qui propulse notre imaginaire encore toujours plus loin grâce à une cinématographie hors du commun.

    Fait intéressant : l'implication d'Harvey Weinstein dans la production du film a suscité beaucoup de remous. Il a exigé le refilmage de plusieurs scènes pour les rendre plus horrifique, en ignorant l'esthétique de del Toro. Pour préserver son intégrité artistique et sa vision, le cinéaste a d'ailleurs réalisé une version Director's Cut.

    Eight Legged Freaks (2002) d’Ellory Elkayem

    Des araignées venimeuses sont exposées à un produit chimique toxique qui les fait croître dans des proportions monumentales.

    Cette comédie d’horreur, qui rend hommage aux séries B des années 50, nous offre exactement ce qui est attendu : un divertissement efficace sans grande ambition qui gagne à être regardé pour le pur plaisir d’être effrayé et dégoûté.

    Fait intéressant : le film est inspiré du court métrage Larger Than Life (1997) du même réalisateur.

    Bug (2006) de William Friedkin

    Dans un motel désertique, une femme (Ashley Judd) entame une relation avec un inconnu au charisme étrange. Les choses prennent une tournure plus qu’inattendue lorsque ce dernier révèle que l’armée l’a délibérément infecté avec un parasite et qu’il a de minuscules insectes qui rampent sous sa peau.

    Du réalisateur de The Exorcist, Bug est un film étrange se déroulant pratiquement dans un seul lieu, traitant de la paranoïa et de la schizophrénie. L’histoire nous plonge dans une atmosphère psychologique allègrement désagréable, pimentée de scènes répugnantes à souhait.

    Fait intéressant : le film est une adaptation d’une pièce de théâtre du même nom. Michael Shannon reprend son rôle pour la version cinématographique.

    Mentions honorables

    The Bay (2012) de Barry Levinson

    Le chaos éclate dans une petite ville du Maryland à la suite d’une catastrophe écologique qui contamine les eaux.

    The Bay s’inscrit dans le style found footage en respectant les techniques du genre sans nous donner le mal de mer avec une caméra à l’épaule instable. Le film réussit habilement à nous immerger dans l’action afin de se glisser sous notre peau.

    La nuée (2020) de Just Philippot

    Pour sauver sa ferme de la faillite, une mère de famille célibataire se lance dans un élevage de sauterelles comestibles risqué. Elle développera un étrange lien obsessionnel avec ces insectes avides de sang.

    Tandis que certains plaideront l’absurdité, d’autres y verront une critique sociale intéressante. De plus, les fans d’horreur corporelle apprécieront le style « cronenbergien » qui trouble et répugne.

    Êtes-vous d’accord avec cette liste ou en auriez-vous exterminé certains films pour faire place à d’autres?

  • « 28 Years Later » : Jodie Comer, Aaron Taylor-Johnson et Ralph Fiennes joignent la distribution du nouveau film

    « 28 Years Later » : Jodie Comer, Aaron Taylor-Johnson et Ralph Fiennes joignent la distribution du nouveau film

    La distribution commence à s’annoncer pour 28 Years Later, la suite très attendue de 28 Days Later.

    Deadline dévoile en exclusivité aujourd’hui que Jodie Comer  (Alone in the Dark), Aaron Taylor-Johnson (Kraven the Hunter) et Ralph Fiennes (The Menu) figureront au générique.

    Danny Boyle est de retour à la réalisation de 28 Years Later, de même qu’Alex Garland (Civil War) au scénario.

    Boyle, Garland, Andrew Macdonald et Peter Rice produisent en compagnie Bernie BellewCillian Murphy, qui avait tenu la vedette de l’original, est producteur exécutif.

    Le site révélait récemment que Nia DaCosta (Candyman 2021) s’attaquerait à la réalisation du second volet de celle nouvelle trilogie. Garland scéarisera quant à lui les trois films.

    28 Days Later mettait en scène Cillian Murphy dans le rôle d’un homme qui se réveille d’un coma après un accident de vélo et découvre que l’Angleterre est devenue un lieu de désolation à la suite d’un virus qui a transformé ses victimes en tueurs enragés. L’homme navigue alors dans le paysage, rencontrant une survivante jouée par Naomie Harris et un major de l’armée maniaque, incarné par Christopher Eccleston. Une suite intitulée 28 Weeks Later, réalisée par Juan Carlos Fresnadillo, avait vu le jour en 2007.

  • « Festival Cabane à Sang » : une nouvelle soirée et un aperçu de la programmation 2024 dévoilés

    « Festival Cabane à Sang » : une nouvelle soirée et un aperçu de la programmation 2024 dévoilés

    Le Festival Cabane à Sang est de retour avec sa plus grande édition à ce jour.

    Les fans avides de films gras et juteux auront en effet droit à 5 jours de festivités cette année, des 8 au 12 mai prochains.

    Un aperçu de la programmation, qui comprend un nouvel ajout avec la soirée spéciale animation, intitulée (RE)Animation, est dévoilé aujourd’hui, via communiqué :

    8 mai : SCIF’HIGH (GRATUIT)

    Nous commencerons tôt avec un événement de réseautage. Venez dire HAUT aux réalisateurs, à l’équipe, aux autres participants de la compétition. Si vous avez des questions sur la façon de participer ou autre, c’est le moment de venir les poser.

    Venez ensuite célébrer le meilleur et le pire de la science-fiction en offrant cette année à L’espace Public Brewery une projection gratuite à l’intérieur ET à l’extérieur, gracieuseté de nos commanditaires SOLOTECH. Le nombre de places est limité, il faut donc RSVP.

    Au menu: Le dernier film d’Anders Elsrud Hultgreen (Hospital Dumpster Divers) | Un film sur le fait d’être coincé sur une autre planète | L’avenir des ports USB corporels | Un voyageur spatial qui n’a jamais vu de seins… et plus encore!

    9 mai : Keep It Weird! (15$)

    Là où tout a commencé avant le lancement du KIW! Fest! Banger après banger de pure bizarrerie et de non-sens époustouflant!

    Au menu: Picking de nez | Dumplings | Un film sur le fait de faire pipi ensemble | Un film policier super maladroit (bonne chance) | L’animation la plus incontrôlable: COUCOU TCHOUTCHOU!

    10 mai : MIXED MEATS (15$)

    Le programme classique qui vous est servi, année après année, composé du meilleur et du pire format court du cinéma d’horreur et du cinéma trash!

    Au menu : Les dangers de la lessive | Des zombies | 2 films sur la pizza | Un squelette qui se fait Cancel (ceci est un avertissement) | Et un film qui en dégoûtera plus d’un!

    11 mai : PARTY POOPER SPECTACULAR (15$)

    La compétition la plus folle en ville est de retour cette année avec les meilleurs cinéastes de la province qui réaliseront le meilleur court métrage d’horreur ou de trash qu’ils pourront avec un budget maximum de 200$!

    Nous gardons le secret jusqu’à la dernière seconde, comme le veut la tradition, mais nous nous contenterons de dire ceci : venez regarder à vos risques et périls! Venez regarder à vos risques et périls!

    La compétition sera précédée de 3 autres courts métrages québécois, pour former un programme 100% québécois.

    12 mai : (RE)Animation (15$)

    Pour la première fois, un programme à ne pas manquer! Avec des titres de films comme : Drizzle in Johnson (Johnson comme pénis, et ce n’est pas de la bruine, il pleut carrément des dicks), Monsterfuckers, Let’s Have a Satanic Orgy et Vulvine Reine D’Extase, vous savez que ce ne sera pas une projection pour les enfants!

    Les billets pour l’édition 2024 de Cabane à Sang sont maintenant en vente.

  • «Alien» de retour en salle pour célébrer ses 45 ans

    «Alien» de retour en salle pour célébrer ses 45 ans

    Alien, le classique de science-fiction horrifique de 1979 réalisé par Ridley Scott, reprend l’affiche pour souffler ses 45 bougies.

    20th Century profite en effet du vendredi 26 avril — surnommé le Alien Day en clin d’œil à LV-426, le nom de la lune où les extraterrestres ont été découverts pour la première fois dans le film original — pour lancer les célébrations. Des projections sont prévues à Montréal, Brossard, Kirkland, Beauport et Sainte-Foy au Québec jusqu’au 2 mai. Les billets sont en vente via Cineplex.

    L’occasion pour les fans de découvrir ou revoir le film original avant la sortie d’Alien: Romulus le 16 août prochain est idéale. Rappelons que le nouveau film de Fede Álvarez se situe chronologiquement entre le premier et le deuxième film de la franchise.

    Alien, l’un des films de science-fiction et d’horreur les plus influents de tous les temps, sorti en juin 1979 et récompensé par un Oscar® pour les meilleurs effets visuels, met en vedette Tom Skerritt, Sigourney Weaver, Veronica Cartwright, Harry Dean Stanton, John Hurt, Ian Holm et Yaphet Kotto.

    C’est l’histoire terrifiante d’un équipage à bord d’un vaisseau spatial commercial qui atterrit sur une planète étrangère pour enquêter sur une mystérieuse transmission d’origine inconnue et qui rencontre la forme de vie la plus mortelle de l’univers.

    Alien est réalisé par Ridley Scott, d’après un scénario de Dan O’Bannon et une histoire de Ronald Shusett. Les producteurs sont Gordon Carroll, David Giler et Walter Hill.

  • « Stream » : le nouveau film d’horreur des producteurs de « Terrifier » arrive en août

    « Stream » : le nouveau film d’horreur des producteurs de « Terrifier » arrive en août

    Les producteurs de Terrifier sont de retour avec le nouveau film d’horreur intitulé Stream.

    Deadline révèle en exclusivité aujourd’hui qu’une sortie en salle est prévue au Canada pour le 21 août prochain via Iconic Events Releasing.

    La production réunit la quasi-totalité de l’équipe de Terrifier 2, des assistants de production au producteur Phil Falcone, en passant par le compositeur Paul Wiley et le spécialiste des effets spéciaux et producteur Damien Leone. Le réalisateur du film, Michael Leavy, était producteur et acteur sur la suite de Terrifier.

    Les stars de l’horreur Jeffrey Combs (Re-Animator), Danielle Harris (Halloween 4, 5), Tony Todd (Candyman), Tim Reid (IT), Dee Wallace (E.T. the Extra-Terrestrial) et David Howard Thornton (Terrifier) sont de la distribution.

    Dans Stream :

    Alors que les Keenan tentent de rapprocher leur famille, ils entrent involontairement dans un jeu de vie ou de mort. Avec quatre tueurs dérangés patrouillant dans les couloirs de leur hôtel et rivalisant pour créer les meurtres les plus créatifs, les chances sont définitivement contre eux.

    Une première image et l’affiche sont partagées.

    Le réalisateur mentionne : « Nous sommes ravis de nous associer à nouveau à Iconic Events Releasing, mais cette fois pour porter au grand écran un tout nouveau film d’horreur moderne! Stream sortira dans les salles de cinéma du pays le 21 août. Nous avons construit une très bonne relation avec Iconic grâce à Terrifier 2 et maintenant avec le prochain Terrifier 3, nous sommes donc honorés de poursuivre dans cette direction et de continuer à fournir des films d’horreur amusants et excitants à notre incroyable base de fans et au-delà. »

    Terrifier 3 est attendu en salle à l’automne 2024.

  • Un nouveau « Sleepy Hollow » par la réalisatrice de « Pet Sematary : Bloodlines » en production

    Un nouveau « Sleepy Hollow » par la réalisatrice de « Pet Sematary : Bloodlines » en production

    La légende du cavalier sans tête est prête à renaître de ses cendres.

    The Hollywood Reporter dévoile aujourd’hui qu’un nouveau Sleepy Hollow est toujours dans les plans de Paramount.

    En effet, le studio avait annoncé le projet, qui serait réalisé par Lindsey Anderson Beer (Pet Sematary: Bloodlines), il y a deux ans maintenant.

    L’article mentionne que Paramount aurait renouvelé son entente de premier regard avec la cinéaste et sa bannière de production Lab Brew.

    Ce faisant, le studio s’est également procuré Here Comes the Dark, un thriller surnaturel écrit par Shane et Carey Van Dyke, le duo qui a coécrit le thriller Don’t Worry Darling en 2022. Anderson Beer et Lab Brew produiront le film.

    Les détails de l’intrigue de Here Comes the Dark sont gardés secrets, mais le projet s’ajoute à une liste croissante de titres de Lab Brew que le studio est impatient de mettre en œuvre.

    Parmi ceux-ci, on compte le thriller de science-fiction Optimize, basé sur une nouvelle du même nom écrite par Anderson Beer, avec Anderson Beer attaché à la réalisation, à l’écriture et à la production. Lashana Lynch (No Time to Die) est pressentie pour tenir la vedette.

    Searching for Susy Thunder, basé sur l’histoire vraie de Susan Thunder, l’une des premières et des plus tristement célèbres hackers des années 1980 est également de la liste, de même que le fameux Sleepy Hollow, qu’Anderson Beer écrira, réalisera et produira aux côtés de Todd Garner de Broken Road.

    La populaire adaptation de la nouvelle La Légende de Sleepy Hollow de Washington Irving a été réalisée par Tim Burton en 1999. L’histoire a également connu une adaptation sous forme de série chez Fox en 2013 qui s’est conclue après quatre saisons.