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  • Critique: Southbound

    Critique: Southbound

    Quatre réalisateurs issus de la populaire franchise V/H/S nous reviennent avec une nouvelle anthologie où différentes histoires macabres sans queue ni tête s’entrecroisent sur un tronçon d’autoroute désert.

    En effet, difficile d’apprécier le spectacle alors qu’aucune des histoires présentées n’offre quelconque conclusion, voire dénouement. On sent bien pourtant la créativité au sein de l’équipe, malgré le budget restreint (les effets spéciaux en souffrent à l’occasion). Ces créatures «faucheuses» en ouverture intriguent pourtant. Il y a aussi le segment gore The Accident qui se révèle incroyablement efficace. Mais lorsque les scénarios n’aboutissent à rien de tangible, individuellement ou une fois bouclés, ces images s’avèrent malheureusement gratuites et sans grand intérêt.

  • Critique: Ava’s Possession

    Critique: Ava’s Possession

    Qu’est-ce qui se passe APRÈS un exorcisme? C’est la question que Ava’s Possessions pose, alors qu’un jeune femme guérit d’une possession démoniaque et tente de reprendre sa vie en main.

    La comédie d’horreur débute donc sur une prémisse des plus originales, amusante à découvrir, mais s’essouffle en route en s’encombrant d’une enquête lassante sur l’origine du maléfice. La réalisation est saturée de couleurs éclatantes, à l’image de l’affiche. L’interprétation quant à elle n’est pas toujours sur la note et certains personnages s’avèrent peu profitables à l’intrigue.

    Qu’importe, les tribulations d’Ava demeurent suffisamment fraîches et divertissantes pour y jeter au moins un oeil.

  • Critique: 10 Cloverfield Lane

    Critique: 10 Cloverfield Lane

    Suite à un accident de voiture, Michelle (Mary Elizabeth Winstead) se réveille dans un bunker en compagnie de deux hommes qui prétendent que l’air extérieur est contaminé suite à une mystérieuse attaque chimique.

    Ni suite, ni remake, 10 Cloverfield est un récit en soit, campé quelque part dans l’univers du fameux thriller de science-fiction de Matt Reeves, pour des raisons de marketing (le scénario original s’intitulait The Cellar). L’équipe de J. J. Abrams nous offre néanmoins des personnages crédibles et extrêmement créatifs dans ce huis clos à petit budget pour un résultat rafraîchissant où les rebondissements ne manquent pas.

    John Goodman s’avère toujours efficace en vilain — ou l’est-il vraiment? Le scénario ingénieux propose soudainement une panoplie de possibilités, d’abord avec cette finale tout simplement séduisante. Et si le film permettait d’inspirer Hollywood sur une «nouvelle» façon de faire du neuf avec du vieux, ce serait tant mieux.

  • [Critique] Goosebumps

    [Critique] Goosebumps

    Déjà exploitée sous forme de série télévisée dans les années 90, l’idée de réunir les romans à succès de R.L. Stine dans une production horrifique pour enfants réussit son passage au grand écran. Dans Goosebumps (Chair de Poule), les créatures imaginées par Stine (Jack Black, savoureux en auteur mesquin) sont malencontreusement libérées des manuscrits originaux. Un adolescent et ses amis devront les affronter pour sauver la ville.

    Le scénario demeure archi-classique, mais truffé de surprises et rebondissements divertissants. La production appuie fort sur les bouton des effets spéciaux (nouvelle génération oblige?) alors que la presque totalité des créatures sont de synthèse. On aurait par contre pris un film complet de ces hilarants nains de jardin. Parfait pour une introduction au fantastique, les clins d’oeil aux grands classiques (The Shining, The Blob) séduiront même les plus vieux.

  • Critique: Black Mountain Side

    Critique: Black Mountain Side

    Dans des conditions rappelant celles de The Thing, une équipe d’archéologues découvre une étrange structure non loin de son repère isolé dans le nord du Canada.

    Présenté au Fantasia International Film Festival en 2014 et nouvellement arrivé en vidéo sur demande, le long-métrage de l’albertain Nick Szostakiwskyj étonne en réussissant à se comparer au grand classique de Carpenter (l’inspiration et l’hommage est flagrant), mais surtout en se distinguant par son originalité.

    Il faut dire que l’action s’installe lentement à la montagne. Les membres du groupe — exclusivement masculin — réagiront éventuellement à la trouvaille (ou à l’isolement?) dans un crescendo de violence beaucoup trop réaliste; merci à l’équipe des effets spéciaux. Mais lorsque le mystère s’installe finalement, il ne nous quitte jamais… tout comme cette voix rauque et inquiétante qu’on peut entendre pendant les moments clés du film.

    Black Mountain Side est parfait pour les températures hivernales ou la psychose saisonnière, selon.

  • Critique: The Boy

    Critique: The Boy

    Les nouveaux venus dans le paysage du film de poupée diabolique sont toujours bienvenues. En 2014, on accueillait Annabelle et c’est maintenant au tour de The Boy (alias Brahms) de faire son entrée! Brahms, c’est la représentation grandeur nature du défunt fils des Heelshire et ces derniers embauchent une nounou (Lauren Cohan) pour en prendre soin pendant quelques semaines, durant leur absence. Encore faudra-t-il que Greta, un peu décontenancée, suive certaines instructions à la lettre pour que Brahms soit «gentil avec elle».

    12496182_1146629318680857_2231290583325075529_oLes critiques n’ont pas été tendres avec notre garçon. Oui, la production emprunte beaucoup aux films du genre et la réalisation demeure routinière, mais le suspense s’avère efficace du début à la fin. Les réactions de la gardienne, suffisamment crédible, tiennent la route; celles de ses acolytes mâles sont parfois un peu cliché. Mais avec ce genre de film, c’est souvent davantage du dénouement dont il est question. Le «punch» est en effet emprunté — de manière assez malhonnête — à une production dont on taira le nom, question de rien divulgâcher, mais au final, la surprise reste totale et on quitte sourire aux lèvres, au moins divertis par cette idée improbable, pourtant incroyablement amusante.

    Est-ce qu’on était en droit de s’attendre à un aboutissement réaliste avec une prémisse de la sorte? The Boy vaut certainement un visionnement, à condition que nos attentes restent… rationnelles!

  • Critique: Krampus

    Critique: Krampus

    Le réalisateur de Trick ‘r Treat nous revient avec un deuxième film, cette fois sur la thématique de Noël et de l’horrible Krampus, alter ego démoniaque du Père Noël. Le scénario est classique: une famille américaine moyenne reçoit la famille pour la période du temps des fêtes. Les inévitables chicanes surviennent et Max, le plus jeune garçon, invite malencontreusement le diable à la fête.

    Tout comme son prédécesseur, Krampus nous parle des valeurs et traditions associées aux célébrations qui se perdent année après année, parfois de manière hilarante (la scène d’ouverture au Boxing Day), parfois de manière très touchante. La production est sublime, de la mise en scène jusqu’à la conception des créatures, en passant par cette magnifique scène animée en stop motion. Les effets dosent d’ailleurs parfaitement le numérique et le pratique et la magie fonctionne à pleine vitesse dans un des meilleurs divertissements de l’année.

    De la tête aux sabots, Krampus est tout ce qu’on pouvait espérer pour Noël.

     

  • Critique: A Christmas Horror Story

    Critique: A Christmas Horror Story

    Sans véritable fil conducteur, quatre histoires horrifiques s’entrecroisent dans cette nouvelle anthologie à thématique du temps des fêtes. Une famille s’aventure dans une forêt interdite afin d’y dénicher un sapin, des étudiants tournent un documentaire à propos d’un meurtre dans une école fermée, le Krampus terrorise de potentielles victimes et les lutins du Père Noël contractent un dangereux virus.

    L’ensemble est plutôt convenu. Sans saveur et sans profondeur, rien de bien nouveau n’émane du côté ni des scénarios, ni de la réalisation. Le montage entrelacé tue gravement le rythme, particulièrement lorsque les différents récits arrivent à leur point culminant. L’un d’entre-eux se conclue toutefois de façon assez satisfaisante, parvenant presque à sauver la donne à lui seul. À consommer légèrement!

  • Critique: Tales of Halloween

    Critique: Tales of Halloween

    Juste à temps pour la belle saison, 10 réalisateurs s’amènent pour nous raconter autant de courtes histoires à propos de notre nuit préférée de l’année.

    Tales of Halloween, un nouveau classique du mois d’octobre? Pas tout à fait. Même si les premiers segments s’avèrent efficaces et amusants (Sweet Tooth de Dave Parker et The Night Billy Raised Hell de Darren Lynn Bousman), ceux qui suivent détonnent par leur amateurisme. Manque de temps ou d’argent? Probablement, mais on était en droit de s’attendre à davantage de la part des Lucky McKee (May) ou Neil Marshall (Dog Soldiers, The Descent), par exemple. Leurs segments respectifs passent pour des premières réalisations. C’est sans mentionner le segment-liaison accessoire, animé de façon déficiente et qui nous canalise une Adrienne Barbeau en mode The Fog, horriblement sous-utilisée.

     

     

  • Critique: Green Room

    Critique: Green Room

    Un groupe punk se retrouve dans une sale situation lors d’un concert dans un repère de skinheads pas trop sympathiques. Cloîtrées, ils devront user d’imagination pour se sortir de ce dangereux pétrin.

    Green Room fait jaser depuis le début de sa tournée des festivals. Alors qu’il remportait le prix du public au prestigieux Fantastic Fest de Austin il y a quelques semaines, on annonce que le film remporte maintenant la même mention, catégorie Temps Ø, au Festival du nouveau cinéma, ici même.

    Jeremy Saulnier (Blue Ruin) met toute la gomme pour nous faire passer un sale quart d’heure et nous enferme, nous aussi, avec les pauvres musiciens. C’est que l’homme manie excessivement bien l’art du suspense et de la surprise, tant à la réalisation, impeccable et rythmée, qu’au scénario, punché et jamais cliché. Ajoutons à cela des interprètes convaincants, des effets gores très appuyés, absolument abominables (dans le bon sens!), et une bande sonore chaotique et on obtient une recette… parfaite!