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  • Critique: Rupture

    Critique: Rupture

    Renee (Noomie Rapace, Prometheus), mère monoparentale, mène une existence banale. Elle était loin de se douter que sa vie basculerait lorsque des individus la séquestre dans le but de lui faire subir quelques expériences scientifiques. Elle tentera par tous les moyens de s’y en échapper.

    Présenté en première mondiale au festival Fantasia, Rupture se présente comme un film de science-fiction, d’horreur et de suspense. Steven Shainberg (Fur: An Imaginary Portrait of Diane Arbus) réussit en parti à combler les attentes. Le film repose sur la performance de Rapace qui est tout simplement renversante. On ne peut que s’identifier à son personnage. Le suspense est maintenu avec brio pendant les tentatives d’évasion de la protagoniste, mais s’essouffle un peu avant la fin. L’amateur d’horreur risque par contre d’être déçu. Le film nous fait bien vivre quelques moments de frayeur, mais on en aurait voulu davantage et c’est ce qui déçoit. La comparaison avec le film Invasion of the Body Snatchers (1978) est inévitable. Shainberg est loin de nous livrer un film du même calibre.

    Malgré quelques effets spéciaux qui tombent à plat et un scénario qui manque d’originalité, le film vaut quand même la peine d’être vu ne serait-ce que pour la prestation de Noomie Rapace.

  • [Critique] Creature Designers: une soirée avec Guillermo à Fantasia

    [Critique] Creature Designers: une soirée avec Guillermo à Fantasia

    Le grand Guillermo del Toro (Pan’s Labyrinth, Crimson Peak) venait présenter le documentaire Creature Designers: The Frankenstein Complex, dans lequel il livre quelques interventions, mais surtout recevoir le Prix Chevalier Noir soulignant l’ensemble de sa carrière. Pour les 20 ans du Festival, quoi demander de mieux?

    Creature-Designers-The-Frankenstein-Complex-Poster

    Creature Designers propose un survol de l’histoire de la création du monstre au cinéma, de ses balbutiements avec Méliès ou Lon Chaney jusqu’à la grande vague d’effets spéciaux post-Jurassic Park que l’on connaît présentement. 

    L’occasion est parfaite pour célébrer le travail des plus grands comme Rick Baker, Rob Bottin ou Steve Johnson (où était Tom Savini?) en compagnie d’une poignée des meilleurs réalisateurs du milieu qui nous partagent leur point de vue, parfois drôle et parfois touchant, sur le métier. 

    Le sujet est vaste et bien qu’on se réjouisse de voir nos maîtres préférés spontanément à l’œuvre à l’écran ou encore dans des vidéos d’archive inédits, le traitement manque parfois de profondeur ou de détails sur les techniques. Le documentaire reste une introduction parfaite pour le néophyte dans le domaine, mais pourrait laisser certains fans endurcis un peu sur leur faim.

    C’est un Guillermo del Toro généreux et enthousiaste qui s’est ensuite joint au public pour une heure d’entrevue et de Q&A franchement intéressante. On sentait toute la passion qui coule encore dans les veines du réalisateur pour le cinéma de genre au fil des interventions. Un moment rafraîchissant!

  • Netflix ajoute Holidays

    Netflix ajoute Holidays

    Le film d’anthologie Holidays est maintenant disponible sur Netflix!

    Lisez notre critique du film ici.

  • Critique: The Shallows

    Critique: The Shallows

    Un film de requin pour bien commencer l’été?

    Nancy se rend sur une plage secrète au Mexique pour y faire du surf. Rapidement, elle se retrouve coincée sur un récif suite à une attaque de requin. Elle devra affronter la bête affamée pour se sortir de ce pétrin.

    Le réalisateur de Orphan nous revient avec ce thriller au scénario archi-conventionnel: un personnage X, coincé ou isolé dans un endroit Y devra surmonter l’obstacle Z. Mais si tout est bien orchestré, pourquoi pas?

    13495594_1254512191225902_3054938816614083034_oLes prises de vues du paysage paradisiaque sont à couper le souffle. La trame de fond quant à elle est si accessoire et grossièrement amenée. Résultat? Notre héroïne possède un superbe bikini, mais aucune personnalité.

    Ce qui nous intéresse réellement ici: les scènes d’action. Comme souvent, la tension fonctionne davantage en première partie; AVANT qu’on ait vu l’animal, lorsqu’on le cherche. Ensuite, les effets spéciaux, moyennement convaincants, et le rythme, souvent brisé par de longues scènes d’agonie, viennent gâter la recette. On aura éventuellement bien droit à un dénouement enlevant, mais qui frôle la caricature et le ridicule.

    Oui The Shallows diverti par moments, mais manque tout de même de mordant!

  • [Critique]: The Neon Demon

    [Critique]: The Neon Demon

    Trois ans après son mal-aimé Only God Forgives, Nicolas Winding Refn (Drive) revient à la charge avec ce drame fantastique se déroulant dans le milieu de la mode où une jeune fille (Elle Fanning, Maleficent) crée tout un émoi chez ses consœurs obsédées par sa beauté et prêtes à tout pour lui dérober ce qu’elles n’ont pas.

    Du déjà vu, direz-vous? Pas tout à fait.

    The Neon Demon divise. Aucun doute là-dessus. Qu’on aime ou pas, on n’en ressort pas indifférent. L’histoire peut sembler bien banale, mais tout est dans la façon de nous la raconter, nous la faire voir. Là est la beauté du cinéma!

    Coté esthétique, Refn n’a plus rien à prouver. Les teintes bleutées et rosées ne sont pas sans rappeler celles de Only God Forgives et les quelques scènes oniriques, qui ajoutent à l’univers décadent du film, sont simplement captivantes.

    Comment passer sous silence la musique hypnotisante de Cliff Martinez qui donne toute l’âme au film et qui, par le fait même, en fait un personnage à part entière. Une trame sonore qui fait toute la différence.

    Elle Fanning se défend très bien en jeune débutante fragile et dépassée par les évènements (aussi fragile que la poupée de porcelaine à laquelle elle ressemble étrangement). Mais celle qui se démarque le plus est sans contredit l’excellente Jena Malone (Donnie Darko, The Hunger Games) qui vole carrément toutes les scènes où elle se trouve. Une distribution, en général, assez solide.

    Probablement le film le plus tordu du réalisateur jusqu’à présent et qui n’est pas sans rappeler, à quelques reprises, l’univers de Kubrick ou même de Lynch. Univers dans lequel il serait bien dommage de refuser d’entrer au risque de rater un des films les plus beaux et audacieux du moment.

  • Critique: Emelie

    Critique: Emelie

    13475214_1250684574941997_3594408832959386097_oAfin de pouvoir célébrer leur 13e anniversaire de mariage, des parents doivent dénicher une nouvelle gardienne à la dernière minute. Anna se pointe donc le nez pour s’occuper de Jacob, Sally et Christopher. Une fois les parents partis, la nouvelle babysitter prend un peu trop ses aises et rapidement, les enfants soupçonnent que quelque chose ne tourne pas rond.

    Malheureusement, le mystère entourant Anna (ou Emelie?) tombe à plat. Le scénario propose bien une suite de situations inconfortables — la scène de la salle de bain en rendra plus d’un mal à l’aise —, mais lorsqu’on découvre le pot aux roses, on constate également que ces dernières 80 minutes ne font véritablement aucun sens. L’interprétation de l’actrice principale n’arrive pas non plus à convaincre et aurait gagné à davantage de subtilité.

    Sans surprise, sans climax et sans saveur, Emelie se consomme tout de même comme un léger divertissement, mais on se demande encore pourquoi avoir voulu mener cette histoire à terme et surtout, sous forme d’un long-métrage.

  • [Critique] The Conjuring 2

    [Critique] The Conjuring 2

    conjuringpostersmallJames Wan (Saw) revient aux commandes de la suite de son méga succès The Conjuring avec la tâche ingrate de nous effrayer encore plus… Et réussit terriblement bien!

    Après une scène d’ouverture plus ou moins décevante dans l’un des cas les plus célèbres des Warren (qu’on vous laisse découvrir si vous l’ignorez toujours), célèbres enquêteurs du paranormal, ces derniers sont envoyés par l’église à Londres pour investiguer le cas d’une jeune fille troublée par un esprit malin.

    Truffé de moment angoissants, la caméra vacillante et les ambiances glauques de Wan fonctionnent mieux que jamais. Les fans de surnaturels seront servis une fois la nuit tombée alors que la famille est terrorisée de manière inventive par cet esprit indésirable. Mais outre ces moments d’horreur, on retient l’interprétation des acteurs, quelques scènes touchantes réussies et une profondeur intéressante du scénario dans l’évolution des personnages principaux.

    Malgré quelques longueurs, The Conjuring 2 surpasse son prédécesseur.

  • Critique: Holidays

    Critique: Holidays

    Kevin Smith, Gary Shore et 8 autres réalisateurs s’amusent sur le thème des fêtes du calendrier dans cette nouvelle anthologie d’horreur. Où l’on pouvait s’attendre à des scénarios faciles réalisés avec les moyens précaires, les soumissions surprennent autant par leur originalité que leur qualité.

    Le nombre de courts intéressants surpasse largement celui de ceux qui fonctionnent moins. On a qu’à penser aux segments pour la Saint Patrick ou pour Pâques, tout deux tordus à souhait! Ou encore celui sur la fête des pères avec Jocelin Donahue (The House of the Devil, Insidious 2), mystérieux et à glacer le sang. Si d’autres marquent moins dans leur dénouement (la St-Valentin ou Noël), on s’en tire au moins avec un grand sourire.

    Holidays est l’anthologie la plus intéressante et originale proposée depuis V/H/S.

     

  • Critique: Baskin

    Critique: Baskin

    Un groupe de policiers expérimente (littéralement) une descente aux enfers lors de l’inspection d’un immeuble abandonné.

    Si House of 1000 Corpses avait été réalisé par David Lynch en Turquie, on obtiendrait probablement BASKIN. La comparaison semble intéressante, mais, à l’image de l’affiche du film, il faudra être ouvert d’esprit pour apprécier. On baigne ici dans le monde du rêve et du surréalisme. La chronologie est morcelée de manière déroutante et les avenues explorées sont abstraites (trop?) et sans véritable aboutissement. Certains s’en décourageront.

    Il y a pourtant les effets gores qui saisissent par leur réalisme ainsi que les atmosphères et mises en scènes glauques créées qui fonctionnent à merveille. Dommage que le scénario ne réussisse pas à capter autant l’attention.

  • Critique: Hush

    Critique: Hush

    12967524_1203758046301317_6589920331160656535_oMaddie, sourde-muette depuis l’adolescence, s’est retirée seule dans un chalet afin de rédiger son prochain roman. Un soir, un homme masqué se pointe et la terrorise avec son arbalète. Elle devra user de stratégie pour espérer le vaincre, malgré son handicap.

    Le réalisateur d’Oculus nous revient avec ce home invasion classique, exclusivement disponible sur Netflix (au moment d’écrire ces lignes). Classique? Pas entièrement. Hush s’inspire bien des The Strangers et Them de ce monde, mais joue avec les codes établis du genre pour déstabiliser le spectateur. Les stéréotypes tombent donc rapidement pour laisser place à un survival bien tassé (1 heure 20 minutes sans fla-flas) aux dénouements intelligents et parfois même surprenants.

    On aurait pourtant gagné au niveau de la tension et de l’originalité à pousser l’expérience plus loin en nous faisant vivre davantage le point de vue de l’héroïne, sans sono. Imaginez la terreur d’être pourchassé par un tueur qu’on ne peut entendre. Malgré tout, Hush demeure l’un des meilleurs divertissements de l’année jusqu’à maintenant.